Et si je ré-essayais...

Publié le par MissTortue

... de poser ici quelques mots, juste pour voir.

J'ai abandonné ces pages comme on laisse un vieux journal intime au fond d'un tiroir.

J'ai, à dire vrai, peut-être un peu trop abandonné l'intime tout court.

Il faut dire que soulever mon T-shirt douze millions de fois depuis deux ans devant divers médecins, distancier tellement tout ça que j'ai réussi à trouver des anecdotes à raconter aux copains pour presque chaque visite, expliquer en long/en large/en travers à chacun des toubibs ce que le précédent avait scalpelisé/radiographié/palpé/estimé/soigné...

Bref, c'est derrière maintenant. "Double mastectomie prophylactique" : checked.

J'ai pu envisager de reprendre la main sur mon emploi du temps autrement qu'entre deux rendez-vous, refaire de la place à mes loisirs et envies. Réinvestir vraiment mon boulot-passion, autrement que comme une bouée de sauvetage.

Globalement, je suis fière de moi. D'ordinaire assez peu capable de décisions assurées, je me suis prouvé que j'avais l'aplomb de faire un choix difficile, de m'y tenir, d'aller au bout sans flancher,... je me suis découverte bien plus solide que je ne le croyais. J'ai gagné en estime de moi je crois.

Et il y a l'après ! J'avais fait une liste de projets pour avoir un cap à tenir. Une liste de trucs laissés en suspens depuis quelques temps : voyager, retrouver un groupe, écrire davantage, prendre des cours de chant...

Je coche mes petites lignes les unes après les autres avec le sentiment de ne pas passer à côté de mes essentiels.

Je suis en pleine programmation des prochaines vacances, j'ai mon cours de chant chaque semaine, j'ai deux groupes en cours...

Je suis revenue ici pour vider mon sac sur l'ambiance dans un des groupes qui me pèse. Je ne comprends pas ce qu'on y attend de moi, j'ai un sentiment de malaise, une impression d'être infantilisée, pas à ma place, pas choyée...

Et finalement, je me retrouve à faire un bilan très positif de ma dernière année, pourtant pas la plus simple de ma vie...

La conclusion qui s'impose est donc que je ne vais pas me faire la rate au court-bouillon pour un petit truc de rien alors que tout autour va plutôt bien. La bonne attitude serait plutôt d'envisager une saine attitude d'observation détachée lors des prochaines répèts et de quitter ce petit monde s'il me déséquilibre au lieu de m'apporter de la bonne humeur.

Car après tout, il n'y a objectivement que ça qui obscurcit mon ciel bleu en ce moment... Je n'ai donc qu'à souffler dessus !

"La seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d'aujourd'hui" (F.D Roosevelt)

 

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M
mais t'es là ?!
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M
Eh ben oui. Mais finalement, l'exercice "kopines" me plaît davantage ;)