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J'kozlaossi

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 09:12

 

Maîtresse Tortue (qui tape du pied un peu pour l'effet théâtral !) - Non et non, je vous rappelle qu'en géométrie, le haut et le bas n'existent pas... Et ne me parlez pas non plus de droite verticale ou horizontale, ça n'a rien de géométrique. La preuve, si je trace un triangle sur cette feuille et que je la tourne dans tous les sens, mon triangle reste un triangle : il ne change ni de nombre de côtés, ni de mesures, ni de nom ! C'est comme si je prenais E. et que je le mettais la tête en bas, il s'appelerait toujours E !

 

Petite Rigolote au fond de la classe - Oui, maîtresse... Mais il changerait de couleur !

 

 

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 12:23

Tortue contente car :

 

* sort de chez le coiffeur avec coupe satisfaisante...

 

* ...dans la longueur souhaitée (et non pas avec 5 cm de moins!)

 

* avec mèches dans la couleur désirée

 

* le tout en ayant payé deux fois moins cher (oui, oui !!!) qu'au salon "Franck P*** coiffeur des stars" dans lequel elle allait d'habitude

 

 

CONCLUSION(s) :

* A décidé d'opter pour nouvelle coiffeuse

* Pourra y aller deux fois plus souvent pour budget identique !

* (ou aller encore plus souvent voir des concerts avec économies réalisées !)

 

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 21:12

Il paraît que nous vivons la dernière année de l'Humanité... ça me ferait bien rire tiens.

 

Je crois hélas que l'Humain n'a pas encore épuisé l'immense réserve de connerie qui le caractérise, et qu'il y a encore bien trop de potentiel (surtout chez certains individus!) pour envisager une extinction qui serait pourtant très certainement bénéfique à la planète.

Heureusement qu'il reste aussi, chez d'autres, des trésors de gentillesse, de chaleur, d'humour, de générosité, de qualités de coeur... pour compenser !

 

J'ai vu, de ma petite fenêtre, s'effondrer pas mal de vies de couple cette année autour de moi.

Et apparaître des comportements orduriers.

J'ai vu aussi des merveilles de compassion et des liens solides se resserrer encore davantage.

 

Il y a environ dix à quinze ans, j'ai vécu une belle série de mariages.

J'étais célibataire.

 

Puis sont venues les séries de déménagements, de premières naissances, d'achats de maisons, de re-déménagements, de secondes naissances, voire troisièmes...

J'étais toujours célibataire.

 

Là, j'entre dans la série des séparations. La roue qui tourne, le démon de midi (moins-le-quart quand même... on n'est pas encore tous arrivés à la quarantaine du côté de mes potes !), le bilan de milieu de vie... La lassitude et le train-train ont oeuvré, les conflits larvés sont en pleine explosion, tout le monde fait le "coming-out" de son ras-le-bol-de-cette-vie-de-couple-là.

Je suis encore célibataire, absolument en paix avec moi-même.

 

Je fais ce que j'ai toujours su faire : ouvrir mes oreilles à ceux et celles qui ont envie d'y vider leurs sacs trop lourds et trop pleins.

Même à ceux qui m'ont parfois balancé dans les dents des "ben alors toujours célibataire ?" et qui le sont désormais.

Parce que du coup, j'ai du temps à leur accorder : je n'ai pas de gamins à récupérer à la crèche, à l'école, au judo, à la guitare...

 

Je me suis toujours confortée dans l'idée que je suis mieux seule que mal accompagnée... Encore plus quand je vois ces vies se déliter autour de moi.

Parfois, je me demande si je n'ai pas tort cependant, de toujours m'armer de prudence, de recul, de réflexion, de "froideur"...

Ce n'est peut-être pas "normal" de se trouver tellement bien, installée dans la solitude. Je n'en sais rien. 

 

 

Il y a une seule chose qui me chagrine au fond : ce que je sais donner sans retenue aucune, sans réserve à ma famille et mes amis (mon temps, mon espace, mon attention, mon amour... ), je crains de n'avoir jamais su (pu ?) l'offrir à un amoureux. La méfiance est une bestiole sournoise installée en moi, elle coule dans mes veines. Quand il s'agit d'ouvrir mon âme et mon coeur, elle freine des quatre fers, boucle les issues, descend les herses et arme les canons !

 

 

 

Alors tu sais quoi, puisque c'est la saison des voeux et des belles résolutions, je te souhaite plein de bonheur.

 

Et je me souhaite (avant la fin du monde ) d'apprendre à laisser ma méfiance s'endormir... 

 

Cela dit, la fin du monde, je ne la veux certainement pas pour tout de suite : j'ai un neveu merveilleux à voir grandir figure-toi !

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 21:32

Au hasard de mes balades sur la toile, j'ai découvert ça... je trouve que c'est plein de tendresse (et ça me rassure de me dire que certaines personnes me voient comme ça !)

Par MissTortue - Publié dans : du son dans la carapace
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 20:58

...évoquait un "créneau horaire".

 

 

Les interprétations très personnelles de A  en matière de correspondances grapho-phonétiques (comme du reste d'ailleurs...mais si, tu dois te souvenir !) ont transformé l'expression en

 

traîneau d'horreurs

 

(J'crois qu'on appelle ça la magie de Noël ! )

 

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 22:18

Après crise de colère devant élèves ahuris à cause de P qui me prend pour une copine et qui a eu le malheur d'esquisser un sourire en coin tandis que je lui faisais une remarque.

Après hurlement, beuglement.

Après éjection de P dans le couloir accompagné musicalement par "Symphonie en Décibels majeurs pour cordes vocales de maîkkkresse agacée par l'irrespect ambiant et récurrent".

Après claquage de porte libérateur pour éviter claquage de main dans gencives dudit élève.

 

Un doigt se lève.

 

- Euh, maîtresse, je pourrais avoir un cahier de brouillon S'IL TE PLAIT.

 

J'crois qu'il s'est dit "Oups, j'aurais pas aimé être à la place de P !" et que ça l'a détendu du string d'un seul coup.

 

d'où le SCORE DU JOUR

Maîkkkresse : 1 - le caractère de cochon de E : 0

 

Balle au centre.

  Encore une victoire de Canard !

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 22:08

 

Les réunions chronophages s'accumulent, il est de plus en plus difficile de récupérer et d'avoir un sommeil serein.

Cercle vicieux.

Je tourne en rond.

 

En prime, j'ai beau trouver E plutôt attach(i)ant, il me fatigue.

Prends l'exemple de la bête journée d'aujourd'hui.

 

Il n'avait pas envie de faire des maths, il préférait dessiner.

Il n'avait pas envie de faire de la lecture, il a préféré se vautrer façon limace sur sa chaise en bougonnant qu'on ne faisait rien d'intéressant.

Il n'avait pas envie de ceci, pas envie de cela.

 

Il flirte en permanence avec les limites (celles du règlement et les miennes).

"Efface ton ardoise", il la retourne.

"Si tu as besoin d'un cahier de brouillon, t'as juste à me le demander poliment", il écrit dans sa main pour ne pas avoir à me demander quoi que ce soit (et surtout pas poliment).

"Arrête de parler", il fait tomber des trucs de sa table.

"Sors ton crayon", il pique celui d'un voisin.

 

C'est bien ça le souci avec des gamins intelligents, ils ont une lecture bien personnelle des activités de classe. Une fois qu'il ont compris le noeud du problème, ils n'ent ont plus rien à battre du reste. La mise au propre "pour quoi faire", le soin "ça sert à rien", creuser davantage "c'est une perte de temps"... et obéir "mais pourquoi donc".

 

 

Je le comprends bien cela dit, j'avoue que moi aussi, en ce moment, j'ai de moins en moins envie de faire des trucs contraignants.

 

Sauf que ça ne se fait pas de rester vautrée sous la couette au lieu d'aller bosser.

Ni de laisser le linge sale s'accumuler.

Ni de laisser les moutons envahir le sol du salon.

Ni de laisser s'installer durablement la fuite de la chasse d'eau.

Ni de laisser crever les plantes vertes.

Ni de jeter à la poubelle les 10 paquets de copies accumulés.

Ni de s'enfuir pour aller prendre un goûter quand un élève te gonfle.

 

 

Vivement bientôt, que j'aille écouter du rock énervé.

 

Nous sommes tous plus ou moins

Pris par le temps

On finit tous par s'y perdre

 

  (C'était la minute ronchon, je rends l'antenne.)

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 21:16

... me dit l'accueil de la plate-forme quand je me connecte à mon compte.

J'ai rarement eu une aussi mauvaise note, mais cela ne me touche pas pour autant.

Quand j'ai rien à dire, je la boucle. C'est aussi simple que ça.



Je ne t'ai pas raconté qu'une de mes grenades dégoupillées a sauté d'un coup, le jeudi d'avant les vacances, ravivant dans ma mémoire des souvenirs de malaise professionnel aux conséquences personnelles assez douloureuses.

J'ai cru revenue l'ère du cas K.

 

Heureusement, le délire n'a duré que quelques heures.

Les parents d'E n'ont rien à voir avec ceux de K.

Y'a eu, comme qui dirait, une remise à l'équerre efficace et sans délai.

 

 

C'est dingue ces relations qui se tissent avec certains mômes.

C'est même injuste pour les autres quand j'y réfléchis bien.

 

Certains élèves te happent, par une personnalité qui s'accorde à la tienne ; ils créent une complicité, une relation à part, une sorte de lien inexplicable.

 

E fait partie de ces gamins-là.

 

Ils te chavirent par leur franchise, leur caractère entier. Ils t'entraînent dans leurs excès, te poussant alternativement aussi loin dans l'humour que dans la colère, réagissant à ta palette d'émotions au quart de tour comme s'ils avaient besoin que tu leur montres ce que tu as de plus humain et sincère pour se sentir exister dans ton groupe classe. Ils érigent leurs sourires et leurs pétages de plomb comme autant de pancartes qui hurlent "regarde-moi", "dis-moi que je vaux quelque chose", "oblige-moi à grandir même les jours où je n'en ai pas envie", "rassure-moi en me montrant que tu ne plieras pas même si je vais trop loin et que tu resteras le mur solide contre lequel j'ai besoin de me cogner"...

 

Ces mômes-là ont une exigence vis-à-vis de ton rôle d'adulte, tu n'as pas le droit de les décevoir sinon tu perds leur confiance. En retour, ils craignent que tu leur ôtes la tienne, ils ont peur que tu arrêtes de les regarder avec bienveillance, ils ont peur que tu arrêtes de les regarder tout court...

 

 

Alors c'est vachard pour les autres tout ça.

Parce que le gentil doudou qui bosse tout le temps en faisant de son mieux et qui te sourit  d'un petit air craintif à chaque fois que tu croises son regard ne remuera jamais tes tripes comme E ou K.

 

Tu oublieras le petit doudou, tu devras retourner la photo de classe de cette année-là pour retrouver son nom et son prénom avant de dire "ah oui, c'est vrai, il était adorable ce gamin".

Mais sur la même image, tu retrouveras immédiatement le sourire de K ou d'E, et ce petit regard de défi lancé vers l'objectif du photographe.

 

 

Mon blog rank est à 2... mais j'm'en fous : à la rentrée, j'avais une lettre d'amour d'E. Probablement sa manière à lui de me faire comprendre que s'il pète à nouveau les plombs d'ici à la fin de l'année scolaire, ça n'aura rien de personnel.

 

Il est probable que s'il ne me fait pas mourir de colère avant la fin de l'année, il me fasse mourir de rire. (J'aimerais plus mieux cette seconde option en vrai.)

 

Maîkkkresse qui dicte - "bientôt", "toujours", "même"...

 

Elève 1 - heiiiiiiin ?

 

Maîkkkresse avec un sourire - "même"... pas "mémé" !

 

E, avec un sourire encore plus large que celui de la maîkkkresse, sa main tournant la poignée de gaz imaginaire d'un guidon - mêmêmêmmmmm

 

Maîkkkresse morte de rire, continuant à dicter les mots de la liste - On continue donc : "même", "trop"... J'ai bien dit le mot "trop" pas le mot "tôt", ni le mot "tard" !!!

 

E a tourné de nouveau sa poignée imaginaire, avec un clin d'oeil mais en silence. Il était le seul à avoir capté le jeu de mot.

J'adore ce gamin.

 

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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