J'ai du mal à mettre les idées en ordre, tellement j'ai de choses à coucher ici.
Pour commencer, il y a eu l'opération. Le scalpel a encore fait son oeuvre pour éliminer un morceau de crabe installé en Elle. Ce qui fait qu'on risque d'avoir encore une année de merde, avec des projets bousculés par les conséquences d'une chimio.
J'espère qu'un jour, on parviendra à identifier l'espèce de pourriture génétique dont on a hérité pour mieux la contrer. Mais "en l'état actuel des connaissances, il n'a pas été identifié de prédisposition", a dit l'oncologue responsable du dépistage génétique. (Voui, c'est ça, et mon cul c'est du poulet... Car depuis 3 générations, on est à 100% de femmes touchées et/ou opérées du cancer du sein... avec un record crabesque pour maman Tortue qui s'est tapé deux autres "nouveaux" crabes auxquels on n'avait pas encore eu droit chez nous !)
Je continue d'admirer sa force de caractère. Sa capacité à tacler cette salope de crabe. J'ignore si elle s'appuie sur nous, ou si c'est nous qui nous appuyons sur elle, mais ça fonctionne. La tribu est en rangs serrés.
Ce WE, on a fêté les anniversaires du mois, avec bons petits plats, avec rires, avec bons vins... on fait des pieds de nez à la bête à pinces en continuant de la mépriser à coup de tranches de vie délicieuses.
Le Petit Aux Yeux Bleus continue de nous charmer tandis qu'il découvre le monde.
Du coup, je prends avec recul d'autres facettes de ma vie.
Parce que le "charmeur" qui en fait des caisses avec des mots, et qui n'assume pas dans la vraie vie, ça me fait plutôt marrer pour tout dire. Trois nouvelles semaines de silence.
Probablement qu'il est "bloqué", comme la fois d'avant.
Voui, parce qu'il semblerait que l'animal "bloque". Il l'a dit dans un texto : "je suis "bloqué", je sais pas pourquoi". Avant de se "débloquer" et de me proposer un cinoche. Puis de "bloquer" de nouveau. (M'enfin, je lui reconnais une qualité, il n'a pas "bloqué" devant l'addition du restau, ce qui est gentleman de sa part, c'est un fait.)
Il est venu me chercher, on est allés au restau puis au ciné. On a passé une belle soirée.
Certes, les étincelles ne se sont pas produites. Est-ce cependant une raison pour couper court ? Quand on a discuté autant pendant des mois, j'estime qu'un vrai lien amical a pu se tisser et que donc, le respect inhérent à toute amitié devrait induire une continuité dans l'échange... ou alors, une vraie discussion mettant un point final. Cette fuite dans le silence me déconcerte à chaque fois.
J'ai décidé de lui faire un mail pour lui dire ce que j'en pense... et lui souhaiter bon vent par la même occasion.
Donc lui, affaire classée. Encore un dont j'ai surcoté l'âme.
Je reste persuadée que c'est un mec chouette mais il y a un truc qui coince et que je n'ai pas réussi à identifier clairement. Il est probable qu'il ne m'ait pas mis toutes les clés en main et qu'une partie de l'explication se trouve dans des faits dont il aurait pu "oublier" de me parler... Genre (je suis la reine du soupçon quand je ne flaire pas une situation), la mère de ses gamins qui vivrait peut-être pas vraiment sous un autre toit que le sien...
C'est bête, on se marrait bien, donc ça me chiffonne un chouilla.
Mais pas grave, j'ai d'autres plats sur le feu.
Dont un avec lequel j'ai partagé un verre hier et un avec lequel je devrais partager un verre dans quinze jours.
Hier, c'était chouette. Soirée sympa à parler de tout et rien. A évoquer des cinoches, des balades en deux roues (hiiii !), des sorties diverses et variées dans le coin... ça me plait bien, ce "truc indéterminé" (amitié? amourette?) qui commence tranquille.
Pour dans quinze jours, j'ai un bon pressentiment. (Mais tu commences à me connaître, je me goure tellement souvent qu'il vaudra mieux attendre qu'un certain temps ce soit écoulé pour te raconter...)
Pour le reste, j'ai des projets qui se dessinent pour l'été. Je vais le remplir de bonnes choses qui collent le peps.
Et je vais continuer d'user mes baskets parce que c'est un vrai bénéfice, pour mon corps comme pour ma tête.
D'ailleurs, j'te laisse, j'ai des chiens-promenant-leurs-maîtres à aller doubler dans le parc...
Prends soin de toi !


Kom' vous dites