Mercredi 13 décembre 2006
Bon, comme je suis allée voir "Pipou" se faire gentiment pousser au cul pour se marier la semaine dernière, j'ai récupéré une place à moins-cher pour aller voir un autre film lundi.
Je suis donc allée me pencher sur la Mauvaise Foi de Cécile de France et de son chéri-du-film Roschdy Zem (même que j'en ferais bien mon chéri-de-moi...ou alors son pote Pascal Elbé qui joue le rôle d'un disquaire-zikos-miam-crunch !!!)...
Mais bon, je m'égare...
Faut quand même que je vous le "pitche" correctement...
Le gars est musulman, la fi-fille est juive et enceinte. Ce qui compte bien sûr pour eux, c'est qu'ils s'aiment, qu'ils vont s'installer ensemble et élever leur bout de chou dans un nid douillet aménagé à deux. C'est beau, c'est bon, hummmmmm, ça fait rêver...
Mais c'est pas fini (parce que sinon, où serait l'intérêt de l'histoire)... (puis j't'ai jamais raconté la fin des films jusque là, j'aime pas gâcher le plaisir de mes fidèles lecteurs...)
Dans les deux familles, on les a élevés dans la tolérance et le respect des différences...mais, c'est mieux chez les autres tout ça. Parce que finalement, les traditions ça compte quand même, hein...
Et même ça pèse...
Et même c'est lourd...
Tellement lourd que ça pourrait fissurer des amours solidement murées de sincérité et de complicité...
Mais bon, t'es grand(e), t'iras voir toi-même pouquoi j'ai aimé... dans ces cas-là, la curiosité est un très joli défaut!!! ;-p
***
(deuxième parenthèse culturelle, eh, eh)
Sinon, vendredi, suis allée au théâtre
voir une pièce sur le théâtre
avec des comédiens qui jouent leur propre rôle de comédiens jouant des personnages loufoques....
Bref, un sac de noeuds de scénario, un truc délirant et loufoque au possible...décalé mais pas trop, sensible au point de nous faire toucher du doigt la vie des coulisses, goûter à la pizza froide des "après représentation" au fin fond d'un bled paumé entre Trifouillis-les-Oies et Trou-du-Cul-du-Monde, voir le papier peint défraîchi d'un hôtel sordide à Verdun...ou Maubeuge...ou Ailleurs... et nous aussi, aimer la vie de saltimbanque, les malles et les perruques qu'on remballe quand les lumières de la salle s'éteignent après le départ des quatre spectateurs et demi présents...
mais c'est p'tet parce que j'aime déjà la vie de saltimbanque, que la pièce m'a touchée...
peut être parce que moi, ce que j'aime, c'est remballer les jacks après la bataille, replier les pieds de micro, débrancher les amplis, remettre les multiprises et les rallonges au fond de la caisse jaune, ramasser les médiators qui traînent et vider les cendriers froids...
C'est pas bien différent au fond, la musique et le théâtre...
Kom' vous dites