Tu vois bien de quoi je parle, tous ces "petits détails" hérités à la naissance : les doigts de pied qui se croisent comme Tonton Henry, le rire de Cousine Ginette, la couleur des yeux de Mamie, le nez en patate de Papa et les jolies jambes de Môman (spéciale dédicace à la frangipane...)
Des fois y'a des trucs plus pénibles : diabète, cholestérol et tous ces machins-là.
Quand tu remontes quelques branches dans l'arbre de la famille de Maman Tortue, tu tombes sur des crabes derrière presque chaque feuille. (Comment ça, les crabes vivent pas dans les arbres ? Mais c'est une imageuuuuh !!! )
Bref, tu sais que j'ai une LEGERE tendance à la réflexion ( genre triturage de neurones à la petite cuillère (Les Yeux Bleus m'ont dit récemment qu'il fallait que j'arrête de faire tourner le petit vélo parce que ça pédale trop sous mes cheveux ! Il va finir par me faire peur le garçon s'il lit si facilement en moi...) )
Au fil de mes lectures sur la toile, je suis tombée sur le concept de "psychogénéalogie"...
Vachement intéressant.
Et vachement parlant.
D'après Wikipédia, la psychogénéalogie explique que "des événements, traumatismes, secrets, conflits vécus par les ascendants d'un sujet conditionneraient ses troubles psychologiques, ses maladies, et ses comportements étranges ou inexplicables"...
C'est un courant controversé mais ça fait réfléchir.
Parce que d'après les psys qui défendent cette hypothèse, le fait d'analyser l'histoire de la famille (et donc, de rendre conscientes certaines "répétitions") permettrait à une personne d'avoir un outil pour infléchir le cours de sa vie en évitant de tomber dans les mêmes travers que ses ancêtres, au nom d'une espèce de "loyauté" inconsciente.
" Cette loyauté devenant visible, elle permet à celui qui en est le gardien de choisir consciemment ce qui lui convient et de ne plus exprimer à ses dépens des programmes familiaux souffrants qui y sont liés."
Et ça te paraîtra peut-être dingue, mais y'a une phrase qui tourne en boucle dans ma tête depuis samedi : "Y'a pas besoin de se taper un cancer pour faire partie de cette famille."
Comme une pensée magique pour casser le cycle.
« Chacun, quelle que soit sa vie, devrait faire tout ce qui était en son pouvoir pour se débarrasser de ses propres fardeaux et malédictions afin de ne pas avoir à les charger, à l’instant de quitter ce monde, sur le dos de son propre fils... Nos peines ne s’effacent pas avec nos existences, elles demeurent vivantes et nos enfants en héritent aussi naturellement que l’on hérite d’un terrain ou d’une maison lézardée. »
Bon, ben j'vais avaler un Doliprane hein...
;-p



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