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Sitôt paru, sitôt lu

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 21:49

Les deux perles du jour...



La phrase déclarative est une phrase qui sert à donner une information sans thon particulier.


Exemple : Il a étalé le beur sur la biscotte.




A toi aussi, ça t'a manqué ?

;-)

Par MissTortue - Publié dans : misstortue maîkkkresse d'école
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 21:45

Je pensais, entre deux gares, plongée dans le monde parisien, que cette ville est TROP.

Trop fréquentée, trop embouteillée, trop étouffante, trop bruyante, trop agressive de néons, de klaxons, de mouvements, de bus,...
Et même si, à côté de ça, je sais qu'elle est aussi très riche de monuments, très belle, très intéressante, très vivante... je ne m'y sens jamais à l'aise, jamais à ma place.

Elle m'angoisse.

Alors j'ai encore dû m'isoler dans ma bulle, le temps de la traverser.



Et il faut avouer que ma bulle est regonflée et joliment irisée après la semaine que je viens de passer.
J'ai rempli des sacs à mémoire de petits bonheurs scintillants et caressants et je les ai rangés bien au chaud au fond de mon coeur.


Des caresses pour mes oreilles, avec les "faut que t'écoute ça" de MaFée qui déniche toujours aux quatre coins de la toile, des notes intéressantes et décalées comme celles de Karimouche ou Fredo Viola, ...et aussi la patte d'un chien rigolo qui tape sur le bois de la terrasse en se grattant !


Des caresses pour mes papilles avec le petit verre de rosé qui se sirote en parlant de tout et de rien, la sauce cuisinée avec les tomates du jardin, une glace au chocolat sous un parasol...


Des caresses pour mes yeux, avec des oeuvres contemporaines amusantes et colorées, avec des mots délicieux plein les livres (tiens, va lire celui-là d'ailleurs !) et des jolis feux d'artifice de gouttes d'eau qui éclaboussent le bleu du ciel après un plongeon de nain au bout de ma chaise longue...


Des caresses pour ma peau, celles du soleil qui fait dorer, celles de l'Homme qui a posé ses mains pour quelques heures sur la carapace, celles de l'eau qui m'enveloppe toute entière et qui rend un peu plus légère à chaque brasse,...


Toutes ces caresses pour mon âme, dispersées en menus plaisirs du quotidien qui font émerger des sourires et allument l'oeil d'étincelles curieuses, rêveuses, coquines, gourmandes, souriantes... je les retrouverai à coup sûr avec plaisir, certaines soirées d'hiver trop froides de solitude.



Note d'un peu plus tard...
A défaut d'une sonnerie de téléphone, je me contente de ma découverte du jour en guise de caresse auditive... et je me dis que "oui" un "amireux", ce serait drôlement chouette.

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 11:10

On prend le même lieu, presque les mêmes protagonistes et on recommence...







... la rage en moins, j'espère !
;-)






Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 10:36

On ne répètera jamais assez que les sorties en plein air à la campagne sont une source inépuisable d'accidents domestiques.

Pas plus tard qu'hier, c'est un parasol carnivore (oui oui, rien que ça !) qui a attaqué un de mes potes-collègues à l'heure de l'apéro !


Avertissement : la scène qui suit peut heurter la sensibilité du Petit Visiteur Unique (*)




Bon tu noteras que j'étais pas la seule à hurler d'épouvante et à me lancer à son secours en m'inquiétant pour lui !!!
Eh eh.



(*) ...surtout à cause de la qualité du dessin ! ;-p

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 11:45

Représente-toi la scène : Partie de Pictionnary à Tortuland.
Soeurette et SonChéri forment l'une des équipes, il prend le crayon tandis que Maman Tortue, aux commandes du chrono, donne le top-départ...




Soeurette [ suivant des yeux le crayonnage] - un bateau, l'eau, un bateau qui vogue... euh, une vague,... la mer ?

 

SonChéri - Ouais... Ensuite...

Soeurette - la Lune, le Soleil, le système Solaire... des planètes ? la Terre ?

 

SonChéri - Ouais, c'est bien...

Soeurette - C'est quoi ce signe "+"... Ah, la mer et la Terre... euh, entre Terre et mer ? les Océans ?

 

MamanTortue [mode "arbitre rigoureux ON"] - Toooooooooop, c'est finiiiii, le temps est écoulé... j'appuie sur quel bouton pour arrêter ? (*)

 

SonChéri - C'était "Mère Thérésa" !!!

 

Soeurette - hein ????

 

SonChéri - ben oui, "mer", " Terre"...

 

MissTortue [morte de rire ou presque] - ...et tu peux me dire comment tu comptais lui faire deviner "éza" ???

SonChéri [grand sourire comme ça --> ] - J'avoue que j'me suis pas posé la question, j' savais que j'aurais pas le temps !!!


Petit lecteur, j'espère que tu auras apprécié cette excursion dans le monde merveilleux du grand n'importe quoi de Tortuland.

Nous, on ne s'en lasse pas.





(*) Le sablier originel ayant été retrouvé explosé dans la boîte lors de la première ouverture, on avait confié à Môman Tortue, un portable avec option chronomètre... mais elle a toujours des soucis avec les machins électroniques !

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 16:26

Papa Tortue qui suit en détail la santé de la Tortuemobile ( ce dont je suis incapable ! ) a décidé ce week-end qu'elle semblait un peu dégonflée de la roue. (Il n'aime pas quand elle a le teint pâle !)

Nous voilà donc partis pour un long périple (ben voui, quand même, ça m'a arrachée à la lecture d'un excellent bouquin pendant un gros quart d'heure !) pas plus tard que "tout de suite maintenant" après que le décret paternel concernant le regonflage soit tombé.

Bref.


Au moment où je me suis approchée de la caisse de la station service pour donner les 20 centimes règlementaires au MonsieurDesSous, un client était en train de payer son plein...


MonsieurDesSous - Alors, tes vacances ?

 

L'autre - Ben j'ai eu une drôle de surprise. Je devais rejoindre ma femme mais quand je suis arrivé, elle s'était barrée. Elle a bien profité pendant trois semaines, elle a mené la belle vie, j'ai tout payé, et puis... (geste de la main qui veut dire "pfiout, envolée")

MonsieurDesSous -
ah ben merde. Au bout de combien de temps ?

L'autre - 23 années de mariage. Je regrette qu'on n'ait plus le droit de leur taper dessus. Puis de toutes façons, moi les femmes, maintenant, ce que je pense d'elles... ça commence par un S.

 

Le MonsieurDesSous a jeté un regard vers moi, presqu'un regard d'excuse...

J'ai tourné les talons : Papa Tortue venait de m'appeler pour me me signifier qu'on paierait après avoir regonflé mes roues.

J'en ai profité pour fuir : j'avais pas envie de me trouver nez-à-nez avec le type aigri et sa haine. J'avais pas envie de me justifier ou de me mettre en colère pour la moitié de l'Humanité dont j'étais la seule représentante dans les environs immédiats de la caisse.

Je n'ai probablement pas le droit de juger, peut-être qu'il était chouette "avant".

Mais pour moi, même dans le chagrin, quelqu'un qui utilise ces mots-là, quelqu'un qui laisse transparaître une telle violence, a forcément ses torts lui aussi...
(Et si madame a eu envie de partir, elle a probablement ses raisons.)

"Je regrette qu'on n'ait plus le droit de leur taper dessus"
Ah bon? pourquoi? "on" a eu le droit un jour ?

Je suis plutôt tentée de dire que "certains hommes se sont donné le droit de..."
Tu peux pas savoir comme ça m'a heurtée.


Alors j'étais bien contente de me concentrer plutôt sur mon géniteur, en plein combat avec le tuyau du machin à gonfler les roues, qui, quand il m'a vue m'approcher, m'a adressé le grand sourire et le regard admirativo-bienveillant qu'il a toujours pour ses filles (*).
Puis il s'est mis à plat ventre pour s'occuper de ma roue de secours et m'a annoncé tout fier :

" Y'a des gens qui n'y pensent pas, mais moi, oui...Vas-y, appuie sur le bouton jusqu'à 2,5 kilos ! "

Merci Papa.




(*) même quand elles viennent de sortir toutes frippées de sous leur couette et qu'elles ont du mal à ouvrir les yeux plus de trois secondes d'affilée !!!




Note de plus tard

Pour l'ambiance sonore de ma soirée, tu cliques et t'écoute chanter les dames.
Je ne sais pas pour toi, mais pour ma part, un frisson délicieux descend de ma nuque pour faire hérisser les poils de mes avant bras vers 1:59, quand Anneke pose sa voix dans les graves en fond de gorge et que la voix angélique de Sharon enlace les notes de sa pote trois secondes après, avec juste une guitare pour faire un écrin délicat à toutes les perles harmonieuses offertes à nos oreilles par leurs cordes vocales...
Et puis le frisson reprend de plus belle  vers 3:05 (avec un joli changement de tonalité en cadeau).

Suis sûre que si l'autre andouille de la pompe à essence écoutait ça, il se remettrait à aimer les femmes...

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 17:54

Je sors des quatre cent soixante-dix pages avec une impression de gueule de bois.
C'est loin d'être une lecture légère de maîkkkresse en vacances. (Va falloir que je me rattrappe avec un roman H*rlequin d'ailleurs, he he !)

Je tournais autour depuis plusieurs mois ( pour ne pas dire plusieurs années ! ), il m'appelait depuis l'étagère...mais il me faut parfois du temps pour oser ouvrir certains bouquins.
S'il ne m'avait pas été offert, je pense d'ailleurs que je n'aurais jamais eu la curiosité de me pencher sur ses lignes.


J'ai dévoré, à la fin du livre, le Journal qu'a tenu Eric-Emmanuel Schmitt tout au long de son travail.
C'était la première fois que je lisais un de ses bouquins, je ne sais donc pas s'il a systématiquement la même démarche, mais j'ai vraiment apprécié : pouvoir parcourir un condensé des reflexions et de l'opinion de l'auteur sur son travail et ses personnages, dans ce cas précis, a beaucoup éclairé ma lecture...et m'a aidée à sortir de ces pages !


"L'erreur que l'on commet avec Hitler vient de ce qu'on le prend pour un individu exceptionnel, un monstre hors norme, un barbare sans équivalent. Or c'est un être banal. Banal comme le mal. Banal comme toi et moi. Ce pourrait-être toi, ce pourrait-être moi. Qui sait d'ailleurs si, demain, ce ne sera pas toi ou moi? Qui peut se croire définitivement à l'abri? A l'abri d'un raisonnement faux, du simplisme, de l'entêtement ou du mal infligé au nom de ce qu'on croit le bien ?

[...]

L'écriture de ce livre m'aura beaucoup appris. Tant qu'on ne reconnaîtra pas que le salaud et le criminel sont au fond de nous, on vivra dans un mensonge pieux."
JOURNAL de "la Part de l'autre"





Allez, vas-y, Tortue, réfléchis maintenant sur tes parts d'ombre et de lumière ; demande-toi, si tu laisses "la Part de l'autre" t'approcher suffisamment, avec son Amour, avec ses sourires... pour ne pas sombrer dans un égoïsme destructeur.
J'ai la cervelle qui tourne à plein régime-là. (Aïe !)

C'est à la fois perturbant, ce déséquilibre que la reflexion induit, mais aussi rassurant : la prise de conscience aide à la vigilance.
Je crois. Enfin, j'espère.

Non ?



Allez, pour finir, quelques lignes qui sortent des pages les plus lumineuses du livre.
Une rencontre. Jolie. Unique.
Avec un "Adolf" qui aurait peut-être pu exister s'il avait fait une place à " la Part de l'autre"...


- Je suis aussi la femme de ta vie.
Une stupeur délicieuse engourdit Adolf. La fille avait énoncé cette énormité avec une telle évidence qu'il sentit qu'elle avait raison. Pour incongrue et inhabituelle qu'elle fût, la phrase s'imposait, une lumière allumée dans une pièce obscure ; elle révélait une intimité ancienne, future, quelque chose qui ne demandait qu'à être dit pour être, et qui désormais existait de façon ravageuse, un élan.
Adolf résista un peu pour la forme :
- Mais...mais... on ne se connaît pas.
- Mieux que ça : on se reconnaît.
Le frisson d'évidence reparcourut Adolf dans les épaules et sur la nuque.

Par MissTortue - Publié dans : livres de couette
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 18:35

J'ai ENCORE été augmentée de 8,66 euros. C'est trop la joie. 
Mais je vois déjà Madame de K faire encore sa frimeuse en me disant qu'elle, elle a eu plussss...genre 9,50€ !!! 


Bref, c'est 10% du prix de l'ensemble veste-pantalon que je me suis acheté aujourd'hui (pour pas aller à poil au mariage de L et A).
Il est sobrement noir donc je pourrai le recycler pour d'autres événements mondains (divorces, réunions de parents d'élèves, baptèmes de Labrador, ventes aux enchères de cervelles d'élèves...) et il a l'avantage de m'aller trop trop bien (mais c'est parce que je suis trop bonnasse, un rien m'habille, ma classe naturelle fait le reste... huhuhu !)


Comme les petits bonheurs n'arrivent jamais seuls, y'a le Chef des Permis de Conduire qui m'a envoyé une folle lettre aujourd'hui, rapport à son courrier (déjà enflammé) de l'année dernière.




Aaaaaaaah, tant de joie d'un coup, c'est pas humain.
Si ça se trouve, demain, il va m'écrire de nouveau pour m'annoncer qu'il me rembourse mes 45 euros !

Par MissTortue - Publié dans : misstortue...à fond
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